Présentation? =O

Appelles-moi Lilly, Li pour les intimes.
Une fiction? Oui, pas n'importe laquelle, il s'avère que tu es bel et bien tombé sur la mienne. Différente des autres, je ne sais pas... A toi de juger?

Précision, si jamais des personnes venaient à me lire ( Merci bien gentes personnes) je ne préviendrai que ceux qui laisse des commentaires constructifs à chaques nouveaux chapitres !

Un Prologue pour le fun?

J'ai compté les jours au tout début, j'ai finis par ne compter plus que les mois, et lorsque les années arrivèrent, je compris de suite que ce n'étais qu'une promesse en l'air. J'ai tellement attendu que j'en ai oublié le principal: vivre. Alors je m'en remets, je me lève le matin, le c½ur vide, et j'avance, la tête haute, le buste droit. Je me présente, je m'appelle Tom, Tom Kaulitz, Allemand de pure race, je suis fier de mes origines, et je les porterais jusqu'à la fin de mes jours. Je suis un Kaulitz, jamais je ne renierai ce nom si important à mes yeux. Fils unique? Non, en vrai, non. Pourquoi en vrai? Je mets mon frère jumeau au conditionnel depuis maintenant environs cinq ans. Sauf pour le jour de notre anniversaire, où Monsieur Bill daigne m'envoyer un texto auquel je ne réponds jamais. Il m'a rayé de sa vie, et pourtant, moi je n'y arrive pas.



/ ! \ JE N'ACCEPTE PAS LES PUBS OU LES FICTIONS SONT HET ET OU C'EST ECRIT EN SMS ! MERCI DE RESPECTER ! / ! \


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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 17:31

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 12:18

Chapitre un.

Chapitre un.

__Il mettait la clé dans la serrure, et la tournait, la palpitation au c½ur, comme à chaque fois qu'il pénétrait dans cette maison. Il la considérait comme son pire cauchemar, et pourtant, il ne voulait partir. La porte s'ouvrait dans un grincement suraigüe, et il rentrait dans ce logement d'un pas nonchalant, d'un pas lourd. Mais il n'y avait personne, comme à chaque fois. Ses baskets marchaient sur son jean qui commençait légèrement à se trouer au niveau du pied. Dieu qu'il lui avait coûté cher, mais il l'aimait tellement. La porte se refermait dans un claquement habituel, et il posait ses clés sur le petit support en verre dans un bruit désagréable. Il se dirigeait dans la cuisine et se lavait les mains avec son savon neuf. Justine lui avait gribouillé partout les mains, cette meilleure amie tellement gamine. Il tournait la tête vers la droite pour regarder sa cuisine d'un ½il distrait, espérant y trouver quelque chose de nouveau, d'inhabituel, espérant le trouver, lui, assit sur le comptoir, avec son sourire Colgate, comme avant... Il ne voyait que son cendrier noir «  Ricard » inscrit en blanc. Il plongeait sa main dans sa poche droite et en ressortait son paquet de cigarette, le paquet s'accordant très bien avec le cendrier, un paquet noir. Il portait une cigarette à sa bouche et l'allumait soigneusement avec son briquet, noir. Cette couleur, il l'aimait tellement, lui. Il allumait d'une main assurée la télévision sur le comptoir, et s'asseyait sur sa grande chaise en fer forgé, posant un verra de coca cola qu'il venait de préparé la cigarette au bec. La télé parlait pendant des heures, et son paquet filait tout le temps, sa mère lui répétait à longueur de journée qu'il allait mourir, mais il s'en foutait, il n'avait plus de raison de rester sur cette foutue terre maintenant. Il éteignait la télé, fou de rage, il détestait tout ce qui l'entourait, ce monde était si morne depuis. Tout avait changé, tout était noir, tout était sans lui, et sans lui, rien ne pouvait être beau.

__Il ouvrait la fenêtre pour aérer la pièce, puis montait dans sa chambre. Son grand lit était recouvert d'une couette blanche avec des dessins noirs, et les murs étaient noirs, avec des meubles blancs, c'était beau, triste, mais beau, mais lui vous répondrez qu'il manquait quelque chose: sa moitié. Il s'accroupissait et prenait l'étui qui contenait sa guitare acoustique. Celle qu'il aimait. Il s'asseyait sur le lit, et jouait d'un air distrait quelques compositions, mélancolique, il n'y avait plus que ca, de la mélancolie. Il pouvait y passer des heures, il ne s'en passait pas, ils aimaient tellement jouer et chanter ensemble. Il se levait et descendait, pour retourner dans sa cuisine. Il rallumait la télévision, et mettait des pattes dans de l'eau. Il détestait la télévision mais il détestait le silence, il détestait les sottises que disaient les médias, il ne supportait plus ce monde factice qui l'entourait, tous mentaient, et c'était vrai. Assit seul à sa table, seulement la télévision servait de fond, il avait le regard dans le vide, il ne pensait pas non, il était ailleurs, mais nulle part en même temps. Le courant d'air lui faisait froid au dos, tandis qu'il rangeait son assiette dans le lave-vaisselle, il adorait la technologie.

__ Deux heures avaient passées, et il avait regardé un film bidon sur la un, un film qui sert à rien, mais qui occupe, un film qui sert donc à occuper. Et il retournait dans ses pensées, il pesait le pour et le contre, mais rien ne le faisait sourire, non, plus rien. Il montait les escaliers pour rejoindre sa chambre, et il avait la folle impression que cette montée durait des millénaires. Il fallait qu'il songe à compter les escaliers, avant, il adorait faire ça... Et le voilà qui recommençait à penser à lui, cinq ans, cinq années qu'il était partit, mais il ne supportait pas de ne pas savoir ce qu'il était devenu, s'il était encore vivant, ou même s'il était heureux. Des larmes perlaient alors ses yeux et il pénétrait dans sa chambre tristement. Il prenait le coussin emballé dans un papier plastique et plongeait son nez dedans, l'odeur de son frère y était encore, elle y régnait, il la conservait. Il avait son parfum, mais rien ne valait son odeur naturelle. Il enlevait son baggy, qui glissait seul le long des fines jambes, enlevait sa casquette, et n'était plus qu'en boxer. Il se glissait dans le lit en serrant le coussin fort contre son c½ur, et il s'endormait en pleurant, lamentablement, et c'était cette même routine, tous les jours, tous les soirs, depuis cinq années maintenant.


[...]

__Une lourde nuit était passée, et depuis maintenant cinq minutes son réveil sonnait, dans le vide, vu qu'il était déjà sous sa douche, avec la chanson préférée de son Bill, qui était devenue la sienne depuis, et au fil du temps. L'eau glissait le long de son corps finement musclé, sa peau brillait, ses tresses coulaient, et ses yeux pleuraient. Malgré tout il se détendait, et profitait de ses moments de détente, où personne ne pouvait le déranger, personne, non. Personne? Le téléphone se mit brusquement à sonner, il avait bien raison de ne jamais mettre la musique à fond, mais maintenant, il allait faire comment? Se sécher et descendre les escaliers en trente secondes? C'était impossible, il sortit alors, s'essuya les pieds vite fait sur la serviette, et sortit en courant, glissant et dérapant dans chaque recoin, et lorsqu'il vit l'escalier, il n'hésita pas et s'engagea, une marche, deux marche, quatre marches, huit marches, un cul par terre, il descendait les marches sans le vouloir. Il allait mal et il maudissait ce mauvais timing. Il se relevait et courait jusqu'au téléphone pour répondre. Il collait son oreille au téléphone tout en le mouillant, et il n'entendit rien. Ce n'était pas la première fois, mais ca devenait tellement habituel. Il raccrochait après avoir craché un «  Petit con » entre ses dents.

__Il remontait pour finir sa douche, qui ne le détendit plus du tout, il était trop tard, trop tard pour rattraper le temps perdu, trop tard pour regretter ses actes, trop tard pour finir de prendre sa douche. Et dans son c½ur, il sentit à nouveau ce picotement, ce frissons qui lui parcourait l'échine chaque jour, et il ne comprenait jamais d'où cela pouvait provenir. Il sortait de la douche et s'habillait rapidement d'un baggy noir et d'un tee-shirt noir. Le tout s'accordant parfaitement bien, il se dirigeait vers sa commode de nuit, et ouvrait le tiroir du dessous. Il en sortait une gourmette, où le prénom «  Bill » ornait la plaque. Il le mettait fébrilement autour de son poignet, se rappelant du regard que Bill lui avait laissé en lui accrochant au poignet, et se souvenant de ce qu'il lui avait dit. «  Gardes-le, je reviendrais, fais moi confiance. ». Il haïssait ce souvenir de ce moment de sa vie, mais il ne pouvait passer une journée sans cette gourmette autour de son poignet, et à chaque fois qu'il la mettait, elle lui revenait comme une grande fatalité sur le visage: Bill n'était toujours pas là, après cinq années d'absence.


__La flèche était plantée dans son c½ur depuis grand nombre d'année, mais jamais il n'aurait pensé qu'il peinerait tant à la retirer. Alors qu'il avait le regard remplis de larme et qu'il regardait le prénom de ce cher frère, il entendit son portable sonner, attrapant d'une main fébrile son téléphone portatif, il le colla à l'oreille et répondit naturellement.

«  Kaulitz !
-Tom... »

__Sa voix, une fatalité, des milliards de frissons lui parcoururent le long de l'échine, il sentit tout ses membres se contracter, et il se laissa tomber en arrière sur son lit. La bouche grande ouverte, son c½ur battait follement dans sa poitrine. C'était tout bonnement impossible. Pris d'un excès de panique, il raccrocha précipitamment et posa de sa main tremblante son portable au près de son c½ur. Regrettant immédiatement ce geste impulsif, il regarda dans son portable les appels récents, mais remarqua alors que le dernier datait de la veille au soir, et qu'il s'agissait de sa mère. Il était triste, oui, tellement triste, que ce ne soit qu'une imagination, mais une imagination était tout bonnement impossible, on ne peut pas rêver de choses pareilles. Mais il était surtout fou, oui, fou de croire que Bill serait capable de l'appeler, fou d'imaginer une seule seconde que Bill pouvait penser à lui.

__Il resta quelques instants sans réfléchir, puis se leva trop rapidement, il sentit sa tête tourner et s'appuya sur le mur. Relevant lentement la tête, il vit Bill à l'encadrement de la porte. Il recula et tomba à terre. Relevant la tête, il vit Bill rire, le Bill qu'il connaissait, le Bill de son enfance. Bill s'approcha alors de lui et se mit à croupis devant lui. Il rigola d'un air joyeux et enfantin, puis se releva, et lui dit alors de le suivre. Tom se leva alors précipitamment et commença à courir. Il vit Bill passer l'encadrement de la porte et il fit de même. Une fois la porte dépassée, il vit Bill commencer à descendre les escaliers, il le suivit, toujours en courant, aucune réflexion lui passant dans le cerveau, il courait, le c½ur battant la chamade, il le suivait, mais espérait peut-être quelque chose. Une fois arrivé en bas, il vit Bill courir et traversé la porte d'entrée. Il fit de même, mais une fois la porte ouverte, le vent lui fouetta le visage, et la porte se referma dans un claquement sonore. Il la ré-ouvrit, et après mainte et mainte recherche, Bill n'était plus là.

__Il referma la porte dans un claquement étourdissant qui fit trembler les murs. Il se laissa glisser le long de la porte d'entrée, et laissa les larmes coulées. Jamais il ne lui était arrivé une telle chose, et il ne voulait plus que cela ne se reproduise, plus jamais. Il remonta ses genoux contre son visage, posa ses bras en croix sur ceux-ci et posa sa tête sur ses avant bras, les larmes coulant toujours, telles des torrents. Il se doutait bien qu'en le suivant cela ne lui aurait rien apporté, mais il espérait, encore et toujours, foutu baraque. Deux hallucinations, en moins d'un quart d'heure, il avait dépassé son quota pour la journée, et il n'était que quatorze heures. Mais pour la première fois depuis cinq ans, pour la première fois, il fut prit d'une pulsion. Il se leva et courut en direction de sa chambre, il attrapa son portable, ouvrit ses message et créa un nouveau message. Un simple message, qui lui était destiné, à lui.

«  Tu n'es qu'un lâcheur. »

__Cour, sec et tranchant, et une fois qu'il l'eu envoyé, il ressentit un pincement au c½ur, puis regretta la seconde d'après. Mais il ne voulait pas reculer, non, il en avait marre, il ne pouvait plus, il n'attendait même pas de réponse, c'était trop demandé. Il descendait alors d'un pas las, retournait s'asseoir dans sa cuisine, sur sa chaise haute en fer forgée. Devant son bar, il attirait son cendrier devant lui en un geste automatique, il prenait son paquet de cigarette non loin de lui, et portait sa cigarette à la bouche. Il appuyait sur le bouton pour allumer la télé et allumait sa cigarette. Les minutes passaient, autant longues les unes que les autres, et ses pensées s'entrechoquaient, se bousculaient et le fatiguait.

__Un bruit strident retentit dans cette maison qui régnait dans un noir presque complet depuis la matinée. Qui pouvait bien le déranger, tout le monde savait pourtant qu'il aimait rester seul, toute la journée, tous les jours. Il se leva alors et écrasa sa cigarette, consumée jusqu'au filtre. Il se dirigeait vers la porte d'entrée, il l'ouvrait lentement et voyait apparaître le visage chaleureux de sa mère. Il se décalait sur la gauche pour la laisser entrer et refermait la porte derrière elle. Il se dirigeait vers elle la serrait dans ses bras chaleureux en lui glissant un « Bonjour » de sa voix roque. Il l'embrassait sur la joue et l'invitait à prendre un café dans sa cuisine. Comme à chaque fois, elle acceptait, et le suivait dans la cuisine. Elle s'asseyait tout en parlant gaiement avec lui de choses et d'autres. Sa mère, elle était bien la seule qui pouvait le faire se sentir être vraiment lui, depuis son départ. Il ne refusait jamais ses visites, et parfois même allez chez elle, lorsqu'elle lui manquait trop.

__Il vivait beaucoup à travers sa mère, à défaut de ne pas pouvoir vivre à travers son jumeau. Il avait vingt ans, et il était encore beaucoup famille, principalement sa mère. Elle l'aidait, et était tout pour lui. Il ne concevait plus sa vie sans elle, il ne s'était jamais imaginé sans. Dans tous les cas, sa mère était en parfaite santé, et après le perte de Bill, il savait qu'elle ne le laisserait pas tomber. Sa mère était tout pour lui, elle était la seule à le faire sourire. Ils parlaient de tout, de rien, de Gordon, son beau père, qu'il considérait comme son deuxième père. Son vrai père, lui, était un homme bien, qu'il aimait énormément et qu'il respectait beaucoup. Malheureusement, celui-ci était très souvent absent, il vivait à Berlin, et Tom vivait à Magdebourg, cela faisait une sacrée trotte, et ils se voyaient donc très rarement. Cependant, ils s'appelaient souvent et se parlaient souvent. Son père était tout simplement l'homme qu'il respectait le plus au monde.

__Il avait six ans lorsque son père était partit, et il avait reconstruit sa vie très facilement. Quant à sa mère, elle avait reconstruit sa vie elle aussi et vivait maintenant heureuse, à une exception près, le manque de son deuxième fils. Elle avait eu une fille avec Gordon, qui avait maintenant douze ans. Une vrai petite peste, mais elle avait tout de... Bill. C'était le portrait craché de Bill, en partant des yeux jusqu'à son caractère, le rire, c'était Bill en fille. Il l'aimait énormément, mais mon Dieu, ce qu'il avait mal quand il la voyait. Il avait une photo d'elle et de lui dans son porte feuille. Alors qu'il sentait sa mère s'agiter il releva les yeux et la fixa.

__Elle lui souriait, et lui avait dit qu'il s'était une fois de plus dispersé dans ses pensées. Il souriait doucement et continuaient de parler de tout et de rien. C'était leur habitude, à chaque fois qu'ils parlaient, qu'ils se voyaient, ils étaient de vrai pipelettes, de vrai commères. Ils rigolaient en mangeant du chocolat, en tête à tête. Il aimait tellement ses moments là. Mais sa mère avait l'air perplexe, elle bougeait beaucoup et ne cessait de se racler la gorge. Elle lui annonçait alors d'un ton inquiétant qu'elle voulait lui parler. Il ne s'était pas trompé. Il avait vu depuis le début que sa mère avait quelque chose d'important à lui dire.


Inscrite ici & ici
Lilly__*

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 11:35

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 12:19

Chapitre deux.

Chapitre deux.
Elle attrapa sa main chastement, sans geste brusque, avec toute la douceur qu'une mère pouvait avoir. Sa main était moite, et ses doigts froids. Elle tremblait, et ses yeux se perlaient de larmes. Alors qu'elle ouvrit la bouche pour parler, elle baissa immédiatement la tête et une larme s'échoua sur la table en un bruit sec. Dans la tête de Tom, rien n'allait dans le bon sens, il s'accrocha à la main de sa mère et la caressa doucement pour lui donner du courage, il ne savait pas ce qu'il se passait, mais pour que sa mère soit dans un tel état, c'était que ça devait être assez important.

Il s'impatientait, mais n'avait pas tellement envie de savoir, sa mère était une femme forte, et ne pleurait jamais, du moins, ses larmes ne coulaient jamais, et encore moins devant son fils. Il avança sa chaise dans un raclement désagréable et posa son doigt sur le menton de sa mère. Il lui releva le visage, et vit que l'unique larme qui s'était échouée avait laissé place à une autre. Son ventre se noua, il avait tellement peur. Sa pensée se dirigea immédiatement vers Bill, il espérait juste que ce ne soit pas lui, malgré tout, il voulait que rien ne lui arrive. A cette pensée, une boule prit place dans sa gorge et bloqua tout passage.

Sa gorge sécha instantanément lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait pas fait attention avant aux énormes cernes qui ornaient le visage de sa mère, et à son teint extrêmement pâle. Il aurait du voir, il aurait du savoir. Et voilà qu'il se mettait à culpabiliser. Alors que sa mère reprit son courage, elle bu une gorgée de café. Elle fixa intensément les yeux de Tom et ne bougea pas pendant un long moment. Elle prit les deux mains de Tom dans les siennes, et se força à esquisser un sourire. Sourire traitre. Sourire triste. Le regard de Tom l'encourageait, mais elle savait qu'il aurait mal, encore une fois, encore une fois il allait retomber dans toutes ses merdes, encore une fois elle allait voir son fils mourir.

- Tom, mon c½ur, il faut que tu sois fort...

Il la regarda avec incompréhension. Pourquoi lui disait-elle ça? Ne savait-elle donc pas que sans Bill il n'était plus rien, qu'il était faible, et très loin d'être fort? La main de sa mère se resserra sur ses mains devenues tremblantes, ils haïssait ce genre de situation, où tout ce qu'il arrivait à peu près à contrôler était bouleversé. Depuis la perte de Bill, il ne contrôlait plus rien, il n'avait pas su se relever. Mais avec le temps, l'effort et la présence de sa famille, son univers, il le contrôlait, et il aimait ça. Mais sa mère ne le rassurait vraiment pas du tout.

-Tu te souviens de la dernière fois que tu as vu Ligéïa?

Bien sûr, qu'il se souvenait, il se souvenait très bien même. Il était resté au lit toute la journée à mangé des pop corn salés dans sont petit lit. Ils avaient regardés son film au moins quatre fois dans la même journée. Elle avait un gros mal de tête et des étourdissements. Tous les matins quand il allait la voir elle vomissait et l'après midi un simple mal de tête la troublait. Il se souvenait, elle lui avait fait peur. Mais son esprit se retourna alors vers elle. Pourquoi lui disait-elle tout ca? Ca remontait à il y a une semaine, ce n'était pas très loin, mais tout de même, elle n'allait pas mieux?

-Oui maman je me souviens. Pourquoi?

Elle soupira fortement et souffla sur sa mèche pour la décaler un peu. Elle serra un peu plus sa main. Non, il n'aimait pas ça, du tout. Il s'inquiétait, pourquoi tournait-elle autant autour du pot? Il ne supportait pas ça.

-Et bien, après être allez voir le médecin, il... Il nous a conseillé d'allez faire un scanner du cerveau... Et...Et....Et bien....

On voyait la mâchoire de la mère Kaulitz se serrer, Elle se mordait la lèvre pour ne pas pleurer, ou ne pas crier, impossible de savoir. Son corps tremblait violemment et ses larmes coulaient autant, voir même plus.

-Maman? Mais maman dis-moi putain, arrêtes de tourner autour du pot, tu sais que je hais ça !

Son ton montait, il s'énervait, il ne contrôlait pas, pourquoi attendait-elle autant? Pourquoi ne pas lui dire radicalement ce qu'il se passait? Son pied frappait violement le sol à une allure irrégulière et très rapide. Son c½ur battait fort, et sa mâchoire à lui aussi se serrait, de colère et d'impatience. Il voyait sa mère contenir ses sanglots, mais il ne pouvait pas se calmer. Elle ne répondait pas, et il finirait par se lever et la secouer par les épaules, et elle avait l'air assez mal comme ca. Il se contenait.

- Mais Maman putain réponds-moi, j'sais pas dis un truc n'importe quoi, ouvre ta bouche fais des ronds j'en sais rien mais putain sors un truc de ta bouche !
-Ligéïa à le cancer du cerveau.

Une grande claque, autant mentale qu'émotionnelle. Il stoppa tout mouvement. Sa voix était froide, et franche. Il hésita un instant et se remémora ce que sa mère venait de lui dire, mot à mot. Il ne sentait plus ses membres, et son corps le lâcha violement. Son dos tenu droit jusqu'à présent s'affaissa et sa mâchoire tomba. Ses lèvres étaient légèrement entre-ouvertes, et sa main qu'il avait lever pour bien remettre sa casquette était restée en suspend. Elle retomba lamentablement et s'échoua sur sa table. Il hésita au début, à se demander si c'était un blague de mauvais goût, mais voyant son visage, ça ne pouvait qu'être vrai, puis il savait qu'elle ne riait pas de ses choses là.

Ses yeux se fermèrent, il n'arrivait toujours pas à réaliser. Mais, ca se soignait ses choses là non? La médecine avait vachement évolué depuis l'âge de pierre. Il desserra sa gorge pour essayer de lui parler et de lui demander, mais aucun mot ne sortit. Le choc était trop lourd à encaisser. Il rapprocha ses mains et se tritura les doigts, ses pensées se bousculant dans sa tête. Il ouvrit la bouche et inspira profondément, s'apprêtant à reprendre la parole mais ne réussi pas. Il baissa la tête, troublé de sa faiblesse. Il perdait de nouveau tout ce qu'il avait réussi à accumuler les années passées. Il releva son visage et fixa sa mère intensément de longues minutes. Il réussit à parler, c'était important, il devait savoir, tout savoir.

-Depuis quand? Souffla-t-il tout bas.
-On/ On ne le sait pas exactement... On est au courant de/ Depuis trois jours... Elle sanglota en ramenant ses mains à son visage.
-Elle en est à quel niveau la.. Tumeur?
-Assez grosse pour que l'on ne puisse plus rien y faire Tomas...

Tom frémit, il ne supportait pas que sa mère l'appelle ainsi. Il fixait sa mère intensément, en retraçant le moindre de ses traits, et il voyait à travers elle Ligéïa, sa s½ur chérie, il la revoyait sourire, il l'avait vu naître, il la verrai mourir. Et une preuve de plus pour lui que sa vie n'était qu'une simple merde, que sa naissance était une erreur, et que Dieu ne voulait pas de lui sur terre, et plutôt que de le faire disparaître, il le faisait souffrir et l'anéantissait. Il retint ses larmes et regarda ses doigts, il toucha son porte monnaie de sa main comme pour se donner du courage et articula.

-Elle est où en ce moment même?
- A/ A l'hôpital...
-Lequel?
-A... A Alman Hastanesi. Sa voix tremblait, ses larmes allaient bientôt couler, il fallait attendre qu'elle se calme.

Il se releva amplement en faisant grincer sa chaise sur le sol, il s'approcha d'elle et lui tendit sa main chastement dans un geste doux. Elle releva la tête, les larmes perlant ses yeux magnifiques et pleins de tristesse. Elle attrapa sa main et se releva, faisant à son tour grincer sa chaise.

-Alors on va la voir, maintenant. Dis Tom, sur un ton déterminé.

Ils se dirigèrent vers la porte d'entrée, éteignant la lumière de la cuisine. Une fois la porte ouverte et sa mère sortie, Tom sortit à son tour sans refermer la porte, vérifiant que chaque lumières étaient éteinte, puis il laissa sa tête à l'encadrement de la porte, Regardant les escaliers, une dernière fois avant de partir, mais il n'y vit rien, non, il n'y était pas, toujours pas, et malgré les années, ils continuait d'espérer, il était con.

Ils se dirigèrent vers la Cadillac noire de Tom, et pénétrèrent à l'intérieur. Il mit la clé sur le contact, posa sa mains sur le bord du siège passager et recula prudemment. Sa mère s'attachait pendant ce temps. Il tourna, et se mit correctement sur la route. Il démarra et attacha sa ceinture en ralentissant. Il accéléra de nouveau et se dirigea dans l'hôpital où se trouvait sa s½ur avec une ambiance morne dans la voiture. Il inséra un CD dans le lecteur de sa voiture et il détendit l'ambiance immédiatement. Il fallait être en bon état pour voir sa s½ur dans un lit d'hôpital. Son frère, sa s½ur, et qui à présent?

Au bout de vingt de minutes de trajet, ils arrivèrent devant l'hôpital. Tom commençait déjà à paniquer, il ne supportait pas ces lieux. Il se gara à une place libre, au fond du parking, pour être sur que personne ne viendrait abimer sa plus grande fierté après sa famille: sa Cadillac. Ils sortirent de la voiture et avancèrent, main dans la main vers la grande porte en vitre de l'entrée du fameux Alman Hastanesi. Arrivés à l'accueil ils demandèrent la chambre de Ligéïa Trümper, et ils s'engouffrèrent dans les couloirs blancs et tristes de cet hôpital.

Une fois devant la porte, Tom mit sa main sur la poignée froide et un frisson lui parcouru l'échine. Il inspira profondément et souffla l'air qu'il avait aspiré rapidement. Il baissa les épaules et dressa son buste en s'armant d'un sourire fatal. Il tourna sa tête vers sa mère et lui fit un sourire rassurant, pour lui donner du courage. Elle s'arma à son tour d'un sourire et il frappa doucement. Il attendit, et n'entendit aucun son émit. Il entrouvrit la porte et y glissa sa tête. Il sourit en la voyant lire, puis ouvrit en plus grand la porte sans faire de bruit et entra. Il se redressa, sa mère entra à son tour dans la chambre et ferma la porte.

Ligéïa redressa la tête en y décollant les yeux de son livre et leur sourit. Elle mit son marque page et le referma doucement en le posant à côté d'elle. Tom s'approcha d'elle, se pencha et lui embrassa le front en posant sa main sur son crâne. Il lui tendit la joue et celle-ci la lui embrassa en accrochant son bras à son cou. S'en suivit un long câlin plein de tendresse, lorsqu'il sentit des larmes chaudes dégouliner le long de son cou. Il la serra encore plus fort et lui caressa doucement le dos ainsi que le crâne. Elle gémit le prénom de Tom avec une voix cassée et éclata en sanglot.

Les minutes passèrent, et les larmes de Ligéïa se calmèrent. Il continua de lui frictionner le dos et l'embrassa une énième fois sur le front. Il se retira un peu et vit alors son visage de très près. Ses yeux étaient gonflés et rouges, mais appart ça, sur son visage, rien ne laissait transcrire qu'elle avait un foutu cancer. Il se décolla entièrement d'elle et laissa sa mère lui faire un câlin à son tour. Tom s'assit alors sur la chaise à côté d'elle et sa mère s'installa au pied du lit. Ils parlèrent un long moment, mais toujours en évitant le sujet fatidique. Elle affichait un sourire radieux et ses larmes s'étaient effacées.

Elle avait eu besoin de craquer, et elle avait craquée, elle avait bien le droit après tout non? Il ne lui restait que moins d'un an à vivre, et elle regrettait déjà tout ce qu'elle n'aurait pas le temps de vivre. Elle regardait son frère, pensive. Elle l'admirait, elle le trouvait beau, fort et surtout courageux. Oui, elle le trouvait courageux. Elle le regardait en souriant, il la faisait tellement rire, lui et ses mimiques, lui et sa manière de parler et de s'exprimer, de bouger ses bras dans tout les sens lorsqu'il parlait, ses grimaces, sa voix, et ses mains....

Oui, ses mains, qu'est-ce qu'elle les aimait. Elles étaient un peu abimées à force de gratter sur ses cordes, mais elle trouvait sa tellement beau. Elle aimait le voir jouer de la guitare, oh oui ce qu'elle aimait ça. Voir ses mains bougées au rythme de l'effleurement des cordes, voir cet air apaisé sur son visage, ce sourire, et le son qui en ressortait. Elle y repensait en le regardant, et elle souriait. Tom la regarda amusé, puis demanda le pourquoi du comment de son sourire alors qu'ils ne parlait que de « pates ». Elle rit alors aux éclat et lui dit qu'elle le revoyait jouer de la guitare, et qu'il était drôlement beau quand il jouait.

Le visage de Tom blêmit, et il repensa à Bill. Bill... Il était le seul à lui avoir dit qu'il était drôlement beau lorsqu'il jouait. Son sourire s'effaça et il regarda le sol. Se triturant les doigts en murmurant un «  Merci » presque inaudible. Ses yeux se perdirent dans le vague, mais il se ressaisit bien vite, il ne voulait pas gâcher plus de moments avec Ligéïa, qui elle était là, à cause de Bill, qui lui avait mit les voiles. Il se surprit une nouvelle fois à lui en vouloir de l'avoir laissé, mais il n'avait rien fait, oui, il n'avait rien fait, c'était là le problème.

Après avoir reprit ses esprits et avoir accroché un sourire mi-factice mi-franc selon les situations, l'après midi passa tranquillement avec sa petite s½ur et sa mère, entre rire, sourires, anecdotes, blagues, et souvenirs. L'infirmière annonça la fin des visites, et Tom ainsi que Simone durent se contraindre à se lever. Il s'approcha de sa petite s½ur et l'étreint une fois de plus en la serrant le plus fort que possible dans ses bras, en la relevant un peu. Il lui embrassa le front tout en lui caressant ses cheveux bruns lisses, puis s'éloigna d'elle en lui tenant la main. Sa mère la serra à son tour et lui murmura des mots doux à l'oreille.

Après avoir dit «  A demain » correctement à Ligéïa, surnommé aussi Lia, il s'en allèrent, non sans jeter un dernier regard à travers l'entrebâillement de la porte lorsqu'ils la fermèrent. Il se dirigèrent de nouveau dans les couloirs blancs de cet hôpital. Malgré leur efforts de ne pas parler de la raison pour laquelle Ligéïa se trouvait dans cet hôpital, elle avait dû quand même faire face à la réalité de sa situation lorsque le médecin était entré dans la chambre avec sa tablette remplie de diagnostic autant mauvais les uns que les autres.

Tom marchait dans les couloirs la tête baissée et les mains dans les poches, avec le bras droit de sa mère accroché à son bras gauche. Il en avait apprit plus sur le sujet de la maladie de Ligéïa, mais aurait largement préféré ne pas en savoir plus. L'ambiance qui y régnait après son départ était quelque peu morne et monotone. Il lui avait quand même annoncé qu'il lui restait moins d'un an à vivre, mais même s'ils le savaient déjà, ils avaient en plus de ça appris que même si la tumeur était déjà assez grosse, elle continuait de grossir «  à vitesse considérable » comme disait le médecin.

Sa lèvre inférieure tremblait tandis qu'il mordait sa lèvre supérieure jusqu'au sang; il était mal, il avait besoin de se défouler, d'oublier. Ils arrivèrent au parking et s'assirent dans la voiture. Tom souffla fortement, se posant quelque peu. Quant à sa mère elle plongea sa tête dans ses mains et siffla un « Oh mon Dieu » entre ses mains, chacun retenant ses larmes devant l'autre, pour ne pas l'affaiblir encore plus. Il démarra au bout de trois minute et il raccompagna sa mère chez elle. Il était dix huit heures et demie lorsqu'il prit le chemin de sa maison.

[...]

Il ouvrait de nouveau la porte de sa résidence, avec encore cette appréhension de la retrouver vide. Chose qui ne changea pas de d'habitude, lorsqu'il ouvrit la porte d'entrée, il découvrit une maison plongée dans le noir, et une maison froide. Aucune chaleur humaine n'y régnait et cela lui faisait mal. Il jetait presque ses clés sur le petit meuble en verre et claquait la porte derrière lui. Il la verrouillait rapidement et allumait la lumière. Son regard se dirigea instantanément sur les escaliers, mais il n'y trouva rien, comme d'habitude. Il tourna ensuite son regard vers le canapé, s'attendant à le voir, assit, le regard dans le vide, l'attendant, mais non, tout était vide, et il n'y avait que lui dans cette pièce, et dans cette maison.

Il sentit son téléphone vibrer et il en sursauta, son c½ur battait à une vitesse folle dans son c½ur, et sa tête lui répétait sans cesse «  C'est Bill ». Il n'en pouvait plus, il pensait trop à lui, cinq ans putain, cinq années, il devrait arrêter. Il plongea sa main dans la poche de son baggy et en ressorti son paquet de cigarette qu'il jeta au sol, il en sortit son briquet qu'il jeta aussi, allant de plus en plus vite, voyant que les secondes défilaient, et qu'il allait surement arrêter de sonner. Il attrapa son portable et le sentit vibrer dans ses mains. Il sortit sa poche à toute vitesse et regarda l'appelant - pour se rassurer-, mais ce qu'il ne prévu pas, c'est que devant la surprise, il s'arrêterait de respirer. Sa bouche s'ouvrit, et lorsqu'il alla pour répondre, le téléphone arrêta de sonner. Son c½ur battait tellement fort qu'il en avait mal, et il était sur, presque certain que même un Espagnol à l'autre bout du monde l'entendait battre.

Il laissa tomber son portable lorsqu'il perdit le contrôle de son corps et le regarda effectuer sa chute. Ses yeux ne lâchait pas le téléphone jonchant à présent le sol, maintenant éteint, et complètement ouvert, la batterie sur le briquet et la carte sim sur le paquet de cigarette «  Drôle de coïncidence » se dit-il. Il posa doucement sa main tremblante sur son c½ur qui était entrain de le lâcher et ferma les yeux. Ses genoux se plièrent et il tomba au sol. Les jambes écartées, le regard dans le vide, les mains posées devant lui sur le sol, il n'arrivait toujours pas à y croire.

Il ne comprenait plus rien, il était complètement perdu. Pourquoi maintenant, pourquoi aujourd'hui, mais surtout, pourquoi lui? Pourquoi avait-il choisit aujourd'hui de faire sa diva et de vouloir le joindre. Pourquoi? Ses yeux se fermèrent. Bill... Mon Dieu Bill, si tu savais à quel point tu fais mal à ton frère en ce moment même. Tom se laissa tomber doucement en arrière et laissa glisser ses jambes sur le sol en laissant ses mains s'allongées le long de son corps. Il commença à réfléchir, lorsqu'un bruit l'interrompu dans ses pensées les plus folles. Du bruit à l'étage.

Il ouvrit les yeux immédiatement et se figea sur place. Comment ça, du bruit à l'étage ? Il n'y avait pourtant personne appart lui dans cette maison... Son sang ne fit qu'un tour. Il se releva en un bond et s'approcha des escaliers prudemment, ces escaliers, mon Dieu, il les haïssait, tout comme il les adorait. Il monta la première marche et la seconde marche. Le bruit se fit plus fort, des bruits, d'objets qui se déplacaient, des bruits de pas. Son c½ur commença à battre de plus en plus vite, Il n'avait pas peur, non, mais il ne savait pas ce qu'il allait rencontrer sur son chemin, ce pouvait être un homme armé, comme n'importe qui.

Il monta les deux autres marches et ainsi de suite, jusqu'à entendre des pas plus proches, et une respiration. Il ferma les yeux, tout compte fait, il commençait peut-être à avoir peur. Il entendit des pas plus rapides, et des rires. Des rires? Il stoppa tout mouvement, et ses idées se rencontraient dans son cerveau, autant absurdes les unes que les autres. Il ferma les yeux, il commençait peut-être à avoir peur oui, voilà, il avait peur, et il ne fallait pas, sinon, il allait partir en courant. Il sera les poings et repris son ascension, ses escaliers, il les aurait changés s'il le pouvait, il les aurait enlevés s'il le pouvait.

De nouvelles marches furent franchies, mais il entendit les pas encore plus proche que lui, et sentit un frisson lui parcourir le long de l'échine. Un souffle, il y avait un souffle dans son cou, il n'était pas fou bon sang, il le sentait, il se retournait, mais rien, il ne voyait rien, il n'y avait personne, pourtant, il le sentait, il en était sur. Il ferma les yeux et ses ongles se plantèrent dans sa chair. Il monta un peu plus puis sentit quelque chose de froid sur son avant bras, puis il entendit son nom murmuré dans un souffle extrêmement chaud et agréable, d'une voix enfantine. Il serra la mâchoire, oui, d'accord, il était complètement flippé.

Il souffla un bon coup pour extraire tout ce stress de lui et arriva en haut de l'étage. Il tourna la tête vers l'ancienne de chambre de Bill - comme un tic absurde- et il se figea sur place. Une ombre, la porte était ouverte, il y avait une ombre. Un nouveau frisson lui parcourût le corps, et il recula d'un pas. Il la reconnaissait très bien cette ombre, et il se donna une claque mentale. Il hallucinait une fois de plus, il le savait, mais il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort que lui. L'ombre rentra dans la chambre de Bill et Tom le suivit, sans hésité. Une fois rentré dans la chambre, la froideur de cette pièce inhabitée depuis cinq années le refroidi immédiatement.

Il regrettait d'y être entré, mais ce qu'il y vit le toucha, et le fit presque pleurer. Il y avait là, devant lui, Bill assit, tout sourire. Il s'approcha de lui et celui-ci lui tendit les bras. Il lui sauta alors dessus, et le serra très fort contre lui, puis s'endormit paisiblement dans ses bras. Seul problème, seule chose irréelle, il savait que ce n'était qu'une imagination, il savait que Bill était très loin, et il sentait que dans cette chambre il n'y avait aucune odeur, et en serrant Bill contre lui, ce n'était pas un corps fin qu'il sentit contre lui, mais seulement quelque chose de mou et sans vie... Mais laissez-le rêver quelques jours de plus avant le grand jour...


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Lilly__*

# Posté le jeudi 10 décembre 2009 15:51

Modifié le jeudi 24 décembre 2009 09:36